Blog

Divagations I

Il n’est jamais facile de se lancer seule face à une page blanche, mais je vais tenter aujourd’hui de partager avec vous mes influences du moment.
Avant tout, les propos que je tiens ici n’engagent que moi, je préfère prévenir que je suis loin de penser détenir le savoir universel, alors avant de faire de moi LA cible à abattre, si vous n’êtes pas d’accord avec ce que je dis ou si cela vous parait erroné, n’hésitez pas à me faire part de vos griefs ou tout simplement de votre point de vue, c’est la meilleure manière de faire évoluer nos esprits de manière positive.

 

WP_20160701_17_59_18_Pro

 

 

Je vous préviens, ce billet risque de s’apparenter à une amibe, c’est à dire sans queue ni tête, mais avec une raison d’être, en tout cas, je l’espère. En fait, ce texte ressemblera peut-être à Carambolages, cette merveilleuse exposition qui ferme ses portes aujourd’hui au Grand palais. Oui, je fais partie de ces retardataires qui ont attendu la toute dernière minute pour s’en prendre plein les yeux.
Vendredi dernier, pour ma plus grande joie, j’étais donc au Grand Palais. A chaque fois j’éprouve un réel plaisir à laisser mon regard fureter sur cette architecture et celle du Petit Palais. A regarder un peu trop vite certaines sculptures et rire bêtement en ayant cru voir ce qui n’est pas.

 

 

 

 

Exemple :

La statue qui fait un doigt... ou pas!

Passons.
A l’intérieur, c’est une scénographie très sobre qui nous attend, une atmosphère assez sombre, très linéaire, on zigzague entre les cimaises en suivant un fil conducteur qui unit chaque œuvre. Mais quel fil conducteur ? Là, je serais bien embêtée de répondre à cette question car je ne trouve aucun mot pour le définir. Les œuvres s’enchainent, de toutes époques, de toutes civilisations, la suivante donnant un sens nouveau à la précédente sans qu’un commentaire ou une légende ne vienne nous donner d’indice. Les œuvres se confrontent, dialoguent en tout anonymat. Si vous voulez en savoir plus sur les œuvres présentées, il faudra se diriger vers les écrans défilant, mais vous ne trouverez pas de petites étiquettes proprettes sous chacune d’entre elles. Et tant mieux, c’est à la fois perturbant mais aussi très stimulant, l’œil avale l’œuvre sans a priori… finalement, ça fait du bien.
Revenons à ce lien que je n’arrive pas à nommer. J’étais avec une amie et je lui ai dit « tu sais, c’est assez drôle comme ça nous parle de manière universelle ». Un peu comme si ce fil était en fait celui d’une pelote d’un savoir ancien qu’on aurait oublié.
Alors, avant de vous perdre au milieu de mes divagations, je vais tenter d’approfondir (mais pas trop) cette idée. Je fais partie de ces gens qui entrent dans la catégorie « I WANT TO BELIEVE ». I_want_to_believe5

Oui, je suis une Fox Mulder.
Bon, les OVNIS n’ont pas grand-chose à faire ici, mais l’idée y est. Je ne cherche pas à rejeter ou à nier l’existence des choses que l’Homme ne sait pas (encore) expliquer. [La parenthèse familiale] Dans ma famille auvergnate, par tradition, certains maux se soignent par des « prières ». Adolescente j’ai choppé les oreillons, quelque chose de bien méchant pour mon âge relativement avancé, ma grand-mère m’a soignée par téléphone à l’aide d’une de ses « conjurations » et le soir même j’étais guérie. Ça ne s’explique pas, ça a marché et c’est tout. Alors oui, ça parait ésotérique si on se contente de dire que c’est magique. Mais plus que de la magie je suis quand même assez convaincue que cela s’appuie sur des savoirs anciens, peut-être énergétiques. Après tout nous ne sommes que de l’énergie en mouvement et c’est l’équilibre de cette énergie qui fait que nous allons bien ou mal. Bref, tout ça pour dire qu’en me guérissant de la sorte, ma grand-mère avait su parler à cette énergie et lui redonner un cours naturel.

Quel lien avec cette exposition ? L’énergie. Chaque œuvre dégage son énergie propre et le courant d’énergie est étonnement fluide malgré les styles différents, le dialogue se met en place, entre les œuvres mais aussi avec les spectateurs. Finalement ces œuvres parlent à notre subconscient, à ce savoir ancestral hérité de nos ancêtres auquel nous n’avons pas accès consciemment.
Récemment, me replongeant dans mes cours d’histoire de l’Art pour un prochain projet, je me suis penchée sur l’univers des vanités (qui ne se résument pas à un crâne, un sablier et une bougie). C’est assez passionnant et absorbant. Si vous vous êtes déjà retrouvé face à une vanité, vous avez peut-être ressenti ce sentiment d’interrogation, de fascination, de remise en question sans savoir d’où cela venait. Les vanités pour résumer de manière bête et méchante, sont un ensemble de codes que vous comprenez inconsciemment sans jamais les avoir appris. Et c’est alors que votre subconscient entre en scène pour provoquer chez vous cette petite réaction de malaise, d’incertitude face à l’œuvre observée. Effrayant dans un sens, non ? Ces codes font référence, je pense en grande partie, à ce savoir ancestral que notre conscience à un peu mis de côté, à cette énergie transmise de génération en génération. Comment un narcisse peut évoquer inconsciemment la mort ? Un coquillage la richesse ? Une tasse les querelles ? C’est très profond, et exaltant. N’est-ce pas grandiose de réaliser que ce monde comporte bien plus de dimensions qu’il n’y paraît ?
J’admire de nombreux artistes et leurs œuvres me fascinent souvent sans que je sache pourquoi les éléments intégrés dans leur travail me parlent autant. Cette recherche sur les vanités m’a ouvert les yeux. Ils parlent à mon subconscient.

Pour conclure, je vous file un peu de travaux pratiques : faites un tour sur le site de Nicomi Nix Turner et relevez tous ces éléments qui viennent parler à votre moi ancestral. Promis, ça grandit l’esprit.

Et pour rester sur le thème de ce billet, je vous invite à faire un tour sur le site de mon coup de cœur du moment : TINYCUP  un joli travail de broderie rock’n’roll empreint de … vanité. 😉

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *